_ Bon, voilà, la table est mise, le café est fait, les petits gâteaux et les pâtisseries sont joliment disposés, c’est ok, on est prêt pour faire notre coming out en bonne et due forme !
_ T’es complètement dingue, on dirait que ça t’amuses, tu vas jeter ta copine quand même, tu pourrais être un peu plus affecté… Répondit L, complètement éberlué de la bonne humeur de Raito, alors que d’ici quelques minutes Misa allait faire son apparition et qu’il faudrait lui expliquer que l’homme de sa vie, dont elle était éperdument amoureuse, avait changé de bord et la laissait tomber pour le détective qui le suspectait d’être un sérial killer…
_ Oh allé détends toi un peu, moi je profite, je vais enfin me débarrasser de ce pot de colle, et si elle ne comprend pas assez rapidement que je ne veux plus d’elle, je me ferais un plaisir de lui faire une démonstration avec toi pour lui prouver que désormais je ne suis plus qu’une tapette ! Comme ça, elle verra que elle et moi c’est bel et bien fini, FINI ! Je compte sur toi, si elle est lente à la détente, t’as intérêt à m’appuyer pour qu’on lui prouve que ce n’est pas une mauvaise blague que je lui fais !
_ Te montrer enjoué comme ça c’est ta façon de décompresser et de mieux accepter que, comme tu le dis si élégamment, tu n’es plus qu’une tapette ?
Raito n’eut pas le temps de répliquer car déjà on toquait à la porte, et il se précipita pour ouvrir à une pulpeuse blonde qui lui sauta au cou, et qu’il eut tôt fait de repousser.
_ Amane, entre, installe toi, il faut qu’on parle.
Intriguée par son ton grave, Misa salua L d’un bref signe de la main et alla sagement s’asseoir sur le canapé, regardant avec surprise Yagama et Ryuuzaki qui ne s’assirent pas à côté d’elle mais sur le canapé en face, de l’autre côté de la table basse où se trouvait un goûter.

Raito croisa les bras derrière son cou et s’adossa sur le canapé, tout à fait décontracté, tandis que L, les pieds sur le canapé et accroupi dans une position étrange qui lui était propre et qu’il affectionnait, s’était déjà attaqué avec gourmandise à une part de gâteau, attiré par la nourriture comme le métal est attiré par l’aimant.
_ Hum… Je ne sais pas trop par où commencer… Bon je vais être direct, ça ne sert à rien de tourner autour du pot. Misa, moi et toi, c’est fini !

Misa se redressa d’un coup, étonnée, et croyant avoir mal entendu : « Quoi ? Tu peux répéter ce que tu as dis, je n’ai pas bien compris ? »
_ Amane, je te quittes.

_ C’est une blague ! Hein, c’est une blague, dis moi que c’est une blague, tu rigoles hein Raito, dis moi que tu rigoles ! C’est méchant de me faire des blagues comme ça je ne trouve pas ça drôle !
_ Ce n’est pas une blague, est-ce que j’ai l’air de rigoler ?
_ Mais… Mais… Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait ?
_ Je suis désolé, je suis avec quelqu’un d’autre, et tu n’y peux rien, c’était cette personne ou toi, j’ai fait mon choix, et ce n’est pas toi que j’ai choisi.
_ Qui ? Dis moi qui c’est !
_ Tu l’as devant toi.
Misa semblant ne pas comprendre, Raito précisa : « C’est Ryuuzaki. »
À cette déclaration, la jeune femme éclata soudain de rire : « Ah j’aurais dû m’en douter, c’était bien une blague, bravo, tu m’as bien eue, mais ne recommence jamais ça, tu m’as fait la plus grande peur de ma vie ! ».
Raito soupira, il se doutait bien que ce ne serait pas facile de convaincre Misa de la vérité de ses propos. Pour prouver qu’il ne mentait pas, il enlaça subitement L, se serrant contre son dos et l’entourant de ses bras, s’emparant d’une fourchette afin de donner la becquée à L, reproduisant ainsi l’image d’un couple amoureux et complice, en parfaite osmose.
L’étonnement avait laissé place à la rage chez Misa, et elle se leva d’un bond, serrant les poings, le visage défiguré par la souffrance.

_ Raito ! Tu joues la comédie, ce n’est pas possible, pas possible ! Que tu m’abandonnes pour une autre fille j’aurais compris, mais pas pour un garçon, pas pour lui ! Ce n’est pas possible, pas possible je te dis, tu n’es pas gay !
_ Faut croire que si. C’est nouveau pour moi aussi tu sais, il y a à peine une semaine j’étais un hétéro qui ne se posait même pas la question de sa tendance sexuelle, et du jour au lendemain je me rend compte que je suis attiré par les mecs, ou plutôt par un mec, L. Pour moi aussi c’est un choc.
Misa, en proie à un combat intérieur terrible, commença à faire des vas et viens dans le salon, tentant d’assimiler ce qu’elle venait de voir et entendre. Elle fut rejointe par Yagami et Ryuuzaki, qui la regardaient, Yagami d’un air tout à fait naturel, comme si de rien n’était, et L avec une sorte de culpabilité et pitié dans les yeux. Mise hors d’elle par le regard empreint d’apitoiement de celui qui était la cause de ses malheurs, elle s’attaqua à lui, la haine perçant dans sa voix.


_ L, sale fourbe ! Tout est de ta faute ! Tu me l’as volé, tu m’as volé MON Yagami, qu’est-ce que tu lui as fait ? Je te hais, je te hais, je te hais ! Salaud, salaud, tu me l’as pris, tout est à cause de toi, tu m’as pris mon Raito, il était à moi et tu me l’as dérobé !
_ Misa, calme toi, je ne suis pas un objet, je n’appartiens à personne, et ce n’est pas L le responsable de notre rupture, il n’y peut rien si il m’attire, alors arrête un peu de l’agresser !

La pauvre fille, au désespoir, s’agrippa au bras de Raito et lui hurla, presque suppliante : « Raito, ne le défends pas ! Tu ne vois pas qu’il a tout détruit, notre couple était parfait, on était si bien ensembles ! »
_ Amane, il n’a rien détruit du tout, la seule chose qui était parfaite dans notre couple, c’était mon indifférence envers toi, je suis désolé, mais c’est comme ça, et je ne veux plus que tu reviennes ici, tu t’en doutes bien.
À bout, la mannequin se jeta sur Raito, frappant son torse de ses petits poings, avec toute sa hargne, sans résultat. Ce n’était pas sa faible force qui allait blesser Raito…

Finalement, devant son impuissance à faire changer d’avis l’homme qu’elle aimait, elle éclata en douloureux sanglots, des larmes ruisselants sur son beau visage.



Elle murmura un faible « Je t’aime Raito » avant de le pousser et de s’élancer vers la porte en courant pour sortir en trombe de cet appartement où elle venait de vivre son pire cauchemar.

Une fois en bas de l’immeuble, effondrée, elle tomba à genoux sur le sol et pleura toutes les larmes de son corps.


Ça se
transforme en « Les feux de l’amour »
ma fic
!
Fantesy :
Moi aussi quand j'ai regardé Death Note j'ai
trouvé qu'avec Near c'était beaucoup moins bien,
c'est pas que je l'aimais pas mais bon, il lui manquait quelque
chose, c'est dur d'accepter comme ça un "remplaçant",
j'étais tellement dégoûtée
...
Pour ta remarque, c'est vrai que les caractères des personnages ne sont pas reproduits avec exactitude, on va dire que j'ai un peu remodelé leurs caractères pour que ça colle mieux avec ce que je veux faire dans ma fic ^^ et puis aussi parce que c'est trop dur de leur garder précisément le même caractère que dans le manga, j'pouvais pas lol.





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