Après le départ des trois policiers, Raito alla se poster devant la fenêtre, un coude posé sur le rebord, son menton en appui sur sa main, il regardait le paysage extérieur sans le voir, plongé dans ses pensées, il fronçait les sourcils, le visage partagé entre une expression de gravité et de peine. L l’observait avec une surprise mêlée d’attendrissement : d’habitude Raito ne laissait jamais paraître ces émotions, la remarque de son père avait dû le toucher plus profondément qu’on ne pourrait le penser pour qu’il laissa ainsi voir sa détresse.

_ Raito… Ça va ? demanda-t-il maladroitement, ne sachant trop quoi faire.
_ Hein ? Qu’est-ce que tu as dit ? finit par réagir celui-ci, sortant de sa rêverie.
_ Je te demandais si ça allait ? Tu n’as pas l’air très bien.
_ Oui oui, ça va, ça va très bien même, pourquoi ça n’irait pas ? Je suis une pédale, mais à part ça, tout va pour le mieux !
_ Tu sais, moi aussi j’ai été vexé par les paroles de ton père, je ne pensais pas que de nos jours l’homosexualité était toujours si mal acceptée, je m’attendais à plus d’ouverture d’esprit de la part de quelqu’un d’aussi intelligent que Soichiro. J’ai apparemment été trop optimiste, je me rends compte que les mœurs sont loin d’avoir évolué et que la différence gêne toujours autant…
Raito ne répondant rien et continuant à fixer l’horizon, L se décida à agir un minimum : pour une fois, ce serait lui qui ferait le premier pas… Il s’approcha lentement de Raito et lui passa délicatement un bras autour de la taille, réconfortant. Étonné de ce geste, Yagami le regarda quelques secondes avec stupéfaction, avant d’esquisser un petit sourire, et de rendre son étreinte à L, l’enlaçant à son tour. Leurs bouches se rejoignirent, Raito franchit immédiatement la barrière que formaient les lèvres de L et mêla sa langue à la sienne, l’embrassant avec douceur, leurs langues se caressant. Puis Yagami se détacha de son compagnon, et sans dire un mot, il entoura les épaules de L de son bras gauche et l’entraîna vers la chambre. Ils y furent à peine entrés que Raito plaqua L, sans brutalité, contre le mur, et se positionna face à lui, avant d’enlacer ses doigts aux siens et de remonter les bras du détective au dessus de sa tête, l’immobilisant complètement dans une posture que l’on pourrait qualifier de bandante.

Il se pencha ensuite vers L, et lui embrassa le cou, avant de remonter vers sa bouche dont il pris possession dans un baiser qui s’intensifia au fil des secondes, tandis que Raito collait son bas ventre contre celui du jeune brun, afin que chacun puisse sentir le début d’érection de l’autre. Lorsqu’il mit fin à cet échange, Yagami regarda L avec des yeux brûlants de désir, et lui murmura, la voix déjà rauque : « Est-ce que tu te sens prêt ? Je voudrais qu’on aille jusqu’au bout cette fois, qu’on ne s’arrête pas au simple stade des préliminaires… En as-tu envie ? »
_ Raito… Oui, je suis prêt, et j’en ai envie. Vas-y, fais moi l’amour.
À ces mots, Yagami fit un large sourire, puis lâchant les bras de L qu’il tenait toujours, il passa ses mains dans le dos de son partenaire, et les fit glisser jusqu’à son postérieur qu’il pressa avec insistance, ses mains se crispant sur les fesses fermes et tentantes de Ryuuzaki, qu’il continuait d’embrasser avec passion. L quant à lui enlaçait le cou de Raito pour mieux l’attirer vers lui, puis gardant un bras passé autour de la nuque de son amant, une de ses mains s’aventura sous le tee-shirt de Yagami, il caressa son torse imberbe, ses pectoraux, ses abdominaux… Jusqu’à ce que Raito, cessant de malaxer le derrière de son partenaire, s’empara de son haut qu’il lui enleva, avant de retirer son propre tee-shirt. Les deux hommes désormais torse nu s’étreignirent avec fureur, et de nouveau leurs bouches se joignirent, ils se dévoraient mutuellement, ils étaient exaltés, la langue de Raito cherchait à aller le plus loin possible dans la bouche de L, ils se serraient avec force l’un contre l’autre, les bosses formés par leurs sexes en érection se touchaient à travers leurs vêtements, les excitant encore plus. Raito s’attaqua ensuite à l’ouverture du jean de L qu’il eût tôt fait de déboutonner, il laissa le pantalon tombé au sol, et il fit rapidement prendre la même direction à son boxer.
Ryuuzaki hésita un peu, puis finalement se décida à lui aussi déshabiller son compagnon. Ils se retrouvèrent tous deux nu. L, très mal à l’aise, rougissait violemment, et n’osait pas considérer l’intimité de son suspect, il baissait les yeux, honteux de sa timidité mais ne parvenant pas à s’en défaire. Voyant sa gêne, Raito prit le visage de Ryuuzaki entre ses mains et tendrement le remonta vers lui, leurs regards se croisèrent. On pouvait lire dans les yeux de L une certaine incertitude mêlée d’angoisse. Rassurant, Yagami rendit à son compagnon un regard empreint de douceur qui incitait à la confiance, puis il ferma les paupières et approcha ses lèvres de celles de L pour l’embrasser délicatement.

Cette ambiance câline contrastait fortement à l’empressement qui les avait tenu quelques minutes auparavant, et cette succession de passion puis de sensibilité rendait leurs ébats encore plus délicieux.
L, tranquillisé, s’avança vers le lit et s’y allongea, rejoint par Raito qui s’étendit à demi sur lui, parcourant sa peau de baisers, sa main explorant toutes les parcelles de son corps. L gémit lorsque Raito, qui déposait de petits bisous sur son cou, commença à descendre de plus en plus, léchant son buste jusqu’à la naissance de son bas-ventre. Là, Raito s’arrêta, faisant languir son partenaire. Ce ne fut que quant Ryuuzaki le supplia de continuer qu’il prit en bouche sa verge, commençant des vas et viens sur toute la longueur du sexe, qui se durcissait de plus en plus sous le plaisir que procurait la fellation. Un cri de jouissance se fit entendre tandis que L éjaculait, laissant Yagami avaler sa semence.
Raito admirait le jeune détective qui reprenait son souffle, ses cheveux ébènes collés sur sa nuque par la sueur, haletant, nu, offert, tellement désirable et beau. Échauffé par cette vision sensuelle et ivre de désir, il se jeta littéralement sur son compagnon, l’embrassant fiévreusement, avec une ardeur renouvelée. L, complètement grisé par ce regain de passion, s’enhardit et osa laisser errer sa main jusqu’au pénis de Yagami qu’il effleura du bout des doigts.
_ Ryuuzaki… branle moi ! Demanda alors Raito, entrecoupant son baiser juste le temps de dire ses trois mots.
L ne se le fit pas dire deux fois, il prit en main le sexe déjà durci de Yagami et commença à le masturber, ses allers-retours se faisant frénétiques sous la passion qu’il y mettait. Il y eût un râle puis le sperme coula, s’échappant d’entre les doigts de Ryuuzaki.
Raito se détacha ensuite quelque peu de L, à qui il écarta les jambes entre lesquelles il se plaça. Puis il mit un de ses propres doigts dans sa bouche, le suçant d’un geste érotique qui fit frémir son partenaire sous lui. Une fois qu’il eut bien humidifié son index, il souleva légèrement le bassin de L, et doucement, il fit pénétrer son doigt dans la cavité qui se trouvait face à lui. À ce contact, Ryuuzaki se crispa immédiatement, c’était extrêmement désagréable et douloureux.
_ Calme toi L, il faut te détendre, sinon ça n’ira pas.
_ Raito… J’ai… j’ai peur.
_ Je sais. C’est normal. Je vais faire le plus doucement possible, je te le promets. Si la douleur ne passe pas, on arrêtera tout, d’accord ?
Pour toute réponse, L l’attira à lui et l’embrassa brièvement. Raito commença alors a faire bouger son index en L, tentant d’y aller le moins brutalement possible. Peu à peu, L se détendit, il s’habituait à cette intrusion étrangère en lui. Yagami voyant cet état de fait retira son doigt et en présenta un autre à Ryuuzaki qui le lécha, puis avec précaution il enfonça cette fois ci son index et son majeur en L, puis les y remua, avant de les entrouvrir, les écartant quelque peu, formant ainsi un V avec ses deux doigts, afin d’élargir l’anus de L, pour mieux le préparer à l’acte sexuel. Celui-ci serrait les dents, ce que lui faisait subir Raito était éprouvant, mais il s’y attendait, la première sodomie est souvent une étape difficile, il le savait et était prêt à souffrir un peu pour ensuite atteindre des degrés de plaisir jamais encore atteints. En effet, au bout de quelques minutes à peine, le vif élancement laissa place à de la volupté, c’était loin d’être déplaisant, cette sensation toute nouvelle créait des ondes de bien-être qui se propageaient à travers tous le corps. Lorsque Yagami vit que L n’avait plus mal du tout, et qu’il était préparé à passer à l’étape supérieure, il enleva ses doigts, souleva un peu plus le postérieur de L, découvrant complètement la fente tant convoitée, puis avec beaucoup de ménagement, il le pénétra. Ryuuzaki agrippa violemment les draps auxquels il se raccrocha, refermant ses poings dessus, tandis que Raito, lentement, s’enfonçait plus profondément en lui, entrant d’abord sa verge, puis avançant peu à peu, toujours plus à l’intérieur, jusqu’à ce qu’il soit complètement rentré en son partenaire, qui malgré tous ses efforts, souffrait tout de même.
_ Ryuuzaki, ça va aller ? lui murmura-t-il alors.
_ Oui, ne t’inquiète pas, continue, bouge en moi.
_ Tu es sûr hein ? Je ne souhaite pas que tu te forces, je ne t’en voudrais pas si tu me demandes d’arrêter.
_ Non, je veux que tu me fasses l’amour, la douleur va passer, maintenant bouge, je veux te sentir remuer en moi.
Raito obéit et il se mit à se mouvoir : c’était merveilleux, L était si étroit qu’au moindre mouvement tout son sexe était parcouru d’intenses vagues de plaisir, il était sur le point d’exploser de contentement, jamais il n’avait eu de telles sensations ! Quant à Ryuuzaki, après quelques allers-retours de Raito en lui, il n’eut plus d’élancements lancinants et il pût prendre du plaisir, et quel plaisir ! Sentir ce pénis en lui, ça n’était pas comparable aux doigts, bien entendu, d’ailleurs ce n’était pas comparable à quoi que ce soit, c’était au dessus de tout, il se fondait avec son partenaire, il le tenait en lui, il sentait les frottements de son sexe contre les parois de son anus, c’était tellement jouissif !
Raito, qui jusque là avait mesuré avec beaucoup d’attention ces mouvements, craignant d’être trop violent, vit que L prenait lui aussi son pied : il put alors se permettre de se laisser aller un peu, ses coups de reins se firent plus vifs et brutaux, il s’enfonçait le plus profondément possible et avec force. L adopta tout de suite cette nouvelle cadence qui intensifiait son bonheur, il bougea en rythme avec son amant, se tordant de satisfaction sous les rudes pénétrations. Tous deux gémissait, haletaient, et de temps en temps, lorsqu’une vague de délice plus forte que les autres s’abattait sur eux, un cri leur échappait. Ils mêlaient leurs langues, mêlaient leurs salives, mêlaient leurs corps, mêlaient leurs semences, ils se mélangeaient entièrement, se mordillant la peau, se délectant l’un de l’autre, prenant complète possession de la chair de l’autre. Ils étaient en sueur, collés l’un contre l’autre, collés l’un dans l’autre, L avait passé ses mains dans le dos de son amant qu’il serrait encore plus contre lui, tandis que Raito avait posé une de ses mains sur le sommet de son crâne, dans ses cheveux. Et, les paupières closes, ils s’embrassaient, planant dans la plénitude, ne faisant plus qu’un avec l’autre, emportés dans un tourbillon de jouissance et de luxure.

Dans une ultime exclamation de plaisir, ils se déversèrent, et Raito se retira, puis épuisé, retomba à côté de son amant, tous deux vidés, au sens propre comme au figuré. Éreintés, ils eurent à peine le temps de se joindre dans une dernière étreinte; L posant sa tête sur le torse de Raito qui avait passé un bras autour de sa taille; avant de sombrer dans un sommeil bien mérité.
Enfin leur
première fois ! Pour l'instant c'est le chapitre que
j'ai le plus aimé écrire (on se demande
pourquoi
...), j'étais vraiment pressée de
les faire passer à l'acte, j'ai eu beaucoup de mal à
me retenir : si je m'étais écoutée, ils
se seraient jetés l'un sur l'autre dès la
première ligne du premier chapitre
,
mais j'ai sû résister
(oui
c'est de l'auto-acclamation, et alors ^^ ? Fière de moi
d'abord, na) ! En tout cas j'espère que
vous avez pris autant de plaisir à lire ce
chapitre que j'en ai eu à l'écrire
!
Ah, tant que j'y pense, un petit jeu de mots qui nous avait beaucoup fait rire une amie surnommée HS et moi (faut dire qu'aussi on rigole pour rien hein...) :
Moi : Lorsque L vit la grosse bite de Raito, il en fut sur le cul !
HS : Et c'est le cas de le dire !
Bon, ok, je sors !
! Là je suis dans un cyber
café, je voulais juste vous avertir que la suite risque de
se faire attendre un p'tit moment, je suis vraiment
désolée et au moins aussi déçue que
vous de ne pas pouvoir publier la suite. Vraiment je suis
désolée, faut vous plaindre à ma mère,
c'pas ma faute à moi d'aboreuh ^^ !

car on m'avait dit que ça risquait
de prendre 15 jours, heureusement ça n'a pas duré si
longtemps ! Pour me faire pardonner de vous avoir fait attendre,
j'ai essayé de faire un chapitre plutôt long,
j'espère que ça vous a plu ? Bisous
!

!

Je
voulais savoir si vous avez entendu parler de la Manga Expo qui a
eu lieu ce weekend tout près de Paris, à La
Défense ? Vous y êtes allés ? Moi j'y suis
allée hier, c'était pas mal du tout, c'était
la première expo de manga à laquelle j'allais,
youpii, j'étais saucée
! Je
m'étais déguisée en Amane Misa, bon j'ai les
cheveux chataîns alors qu'elle est blonde mais tant pis,
j'avais trop envie de me mettre en cosplay Misa-Misa xD ! Hum, ok,
j'arrête de raconter ma vie...
Bon,
ok, ok, je sors ! Bisous !



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