Chapitre 10  posté le dimanche 16 septembre 2007 16:52

Après le départ des trois policiers, Raito alla se poster devant la fenêtre, un coude posé sur le rebord, son menton en appui sur sa main, il regardait le paysage extérieur sans le voir, plongé dans ses pensées, il fronçait les sourcils, le visage partagé entre une expression de gravité et de peine. L l’observait avec une surprise mêlée d’attendrissement : d’habitude Raito ne laissait jamais paraître ces émotions, la remarque de son père avait dû le toucher plus profondément qu’on ne pourrait le penser pour qu’il laissa ainsi voir sa détresse.

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_ Raito… Ça va ? demanda-t-il maladroitement, ne sachant trop quoi faire.

_ Hein ? Qu’est-ce que tu as dit ? finit par réagir celui-ci, sortant de sa rêverie.

_ Je te demandais si ça allait ? Tu n’as pas l’air très bien.

_ Oui oui, ça va, ça va très bien même, pourquoi ça n’irait pas ? Je suis une pédale, mais à part ça, tout va pour le mieux !

_ Tu sais, moi aussi j’ai été vexé par les paroles de ton père, je ne pensais pas que de nos jours l’homosexualité était toujours si mal acceptée, je m’attendais à plus d’ouverture d’esprit de la part de quelqu’un d’aussi intelligent que Soichiro. J’ai apparemment été trop optimiste, je me rends compte que les mœurs sont loin d’avoir évolué et que la différence gêne toujours autant…

Raito ne répondant rien et continuant à fixer l’horizon, L se décida à agir un minimum : pour une fois, ce serait lui qui ferait le premier pas… Il s’approcha lentement de Raito et lui passa délicatement un bras autour de la taille, réconfortant. Étonné de ce geste, Yagami le regarda quelques secondes avec stupéfaction, avant d’esquisser un petit sourire, et de rendre son étreinte à L, l’enlaçant à son tour. Leurs bouches se rejoignirent, Raito franchit immédiatement la barrière que formaient les lèvres de L et mêla sa langue à la sienne, l’embrassant avec douceur, leurs langues se caressant. Puis Yagami se détacha de son compagnon, et sans dire un mot, il entoura les épaules de L de son bras gauche et l’entraîna vers la chambre. Ils y furent à peine entrés que Raito plaqua L, sans brutalité, contre le mur, et se positionna face à lui, avant d’enlacer ses doigts aux siens et de remonter les bras du détective au dessus de sa tête, l’immobilisant complètement dans une posture que l’on pourrait qualifier de bandante.

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Il se pencha ensuite vers L, et lui embrassa le cou, avant de remonter vers sa bouche dont il pris possession dans un baiser qui s’intensifia au fil des secondes, tandis que Raito collait son bas ventre contre celui du jeune brun, afin que chacun puisse sentir le début d’érection de l’autre. Lorsqu’il mit fin à cet échange, Yagami regarda L avec des yeux brûlants de désir, et lui murmura, la voix déjà rauque : « Est-ce que tu te sens prêt ? Je voudrais qu’on aille jusqu’au bout cette fois, qu’on ne s’arrête pas au simple stade des préliminaires… En as-tu envie ? »

_ Raito… Oui, je suis prêt, et j’en ai envie. Vas-y, fais moi l’amour.

À ces mots, Yagami fit un large sourire, puis lâchant les bras de L qu’il tenait toujours, il passa ses mains dans le dos de son partenaire, et les fit glisser jusqu’à son postérieur qu’il pressa avec insistance, ses mains se crispant sur les fesses fermes et tentantes de Ryuuzaki, qu’il continuait d’embrasser avec passion. L quant à lui enlaçait le cou de Raito pour mieux l’attirer vers lui, puis gardant un bras passé autour de la nuque de son amant, une de ses mains s’aventura sous le tee-shirt de Yagami, il caressa son torse imberbe, ses pectoraux, ses abdominaux… Jusqu’à ce que Raito, cessant de malaxer le derrière de son partenaire, s’empara de son haut qu’il lui enleva, avant de retirer son propre tee-shirt. Les deux hommes désormais torse nu s’étreignirent avec fureur, et de nouveau leurs bouches se joignirent, ils se dévoraient mutuellement, ils étaient exaltés, la langue de Raito cherchait à aller le plus loin possible dans la bouche de L, ils se serraient avec force l’un contre l’autre, les bosses formés par leurs sexes en érection se touchaient à travers leurs vêtements, les excitant encore plus. Raito s’attaqua ensuite à l’ouverture du jean de L qu’il eût tôt fait de déboutonner, il laissa le pantalon tombé au sol, et il fit rapidement prendre la même direction à son boxer.

Ryuuzaki hésita un peu, puis finalement se décida à lui aussi déshabiller son compagnon. Ils se retrouvèrent tous deux nu. L, très mal à l’aise, rougissait violemment, et n’osait pas considérer l’intimité de son suspect, il baissait les yeux, honteux de sa timidité mais ne parvenant pas à s’en défaire. Voyant sa gêne, Raito prit le visage de Ryuuzaki entre ses mains et tendrement le remonta vers lui, leurs regards se croisèrent. On pouvait lire dans les yeux de L une certaine incertitude mêlée d’angoisse. Rassurant, Yagami rendit à son compagnon un regard empreint de douceur qui incitait à la confiance, puis il ferma les paupières et approcha ses lèvres de celles de L pour l’embrasser délicatement.

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Cette ambiance câline contrastait fortement à l’empressement qui les avait tenu quelques minutes auparavant, et cette succession de passion puis de sensibilité rendait leurs ébats encore plus délicieux.

L, tranquillisé, s’avança vers le lit et s’y allongea, rejoint par Raito qui s’étendit à demi sur lui, parcourant sa peau de baisers, sa main explorant toutes les parcelles de son corps. L gémit lorsque Raito, qui déposait de petits bisous sur son cou, commença à descendre de plus en plus, léchant son buste jusqu’à la naissance de son bas-ventre. Là, Raito s’arrêta, faisant languir son partenaire. Ce ne fut que quant Ryuuzaki le supplia de continuer qu’il prit en bouche sa verge, commençant des vas et viens sur toute la longueur du sexe, qui se durcissait de plus en plus sous le plaisir que procurait la fellation. Un cri de jouissance se fit entendre tandis que L éjaculait, laissant Yagami avaler sa semence.

Raito admirait le jeune détective qui reprenait son souffle, ses cheveux ébènes collés sur sa nuque par la sueur, haletant, nu, offert, tellement désirable et beau. Échauffé par cette vision sensuelle et ivre de désir, il se jeta littéralement sur son compagnon, l’embrassant fiévreusement, avec une ardeur renouvelée. L, complètement grisé par ce regain de passion, s’enhardit et osa laisser errer sa main jusqu’au pénis de Yagami qu’il effleura du bout des doigts.

_ Ryuuzaki… branle moi ! Demanda alors Raito, entrecoupant son baiser juste le temps de dire ses trois mots.

L ne se le fit pas dire deux fois, il prit en main le sexe déjà durci de Yagami et commença à le masturber, ses allers-retours se faisant frénétiques sous la passion qu’il y mettait. Il y eût un râle puis le sperme coula, s’échappant d’entre les doigts de Ryuuzaki.

Raito se détacha ensuite quelque peu de L, à qui il écarta les jambes entre lesquelles il se plaça. Puis il mit un de ses propres doigts dans sa bouche, le suçant d’un geste érotique qui fit frémir son partenaire sous lui. Une fois qu’il eut bien humidifié son index, il souleva légèrement le bassin de L, et doucement, il fit pénétrer son doigt dans la cavité qui se trouvait face à lui. À ce contact, Ryuuzaki se crispa immédiatement, c’était extrêmement désagréable et douloureux.

_ Calme toi L, il faut te détendre, sinon ça n’ira pas.

_ Raito… J’ai… j’ai peur.

_ Je sais. C’est normal. Je vais faire le plus doucement possible, je te le promets. Si la douleur ne passe pas, on arrêtera tout, d’accord ?

Pour toute réponse, L l’attira à lui et l’embrassa brièvement. Raito commença alors a faire bouger son index en L, tentant d’y aller le moins brutalement possible. Peu à peu, L se détendit, il s’habituait à cette intrusion étrangère en lui. Yagami voyant cet état de fait retira son doigt et en présenta un autre à Ryuuzaki qui le lécha, puis avec précaution il enfonça cette fois ci son index et son majeur en L, puis les y remua, avant de les entrouvrir, les écartant quelque peu, formant ainsi un V avec ses deux doigts, afin d’élargir l’anus de L, pour mieux le préparer à l’acte sexuel. Celui-ci serrait les dents, ce que lui faisait subir Raito était éprouvant, mais il s’y attendait, la première sodomie est souvent une étape difficile, il le savait et était prêt à souffrir un peu pour ensuite atteindre des degrés de plaisir jamais encore atteints. En effet, au bout de quelques minutes à peine, le vif élancement laissa place à de la volupté, c’était loin d’être déplaisant, cette sensation toute nouvelle créait des ondes de bien-être qui se propageaient à travers tous le corps. Lorsque Yagami vit que L n’avait plus mal du tout, et qu’il était préparé à passer à l’étape supérieure, il enleva ses doigts, souleva un peu plus le postérieur de L, découvrant complètement la fente tant convoitée, puis avec beaucoup de ménagement, il le pénétra. Ryuuzaki agrippa violemment les draps auxquels il se raccrocha, refermant ses poings dessus, tandis que Raito, lentement, s’enfonçait plus profondément en lui, entrant d’abord sa verge, puis avançant peu à peu, toujours plus à l’intérieur, jusqu’à ce qu’il soit complètement rentré en son partenaire, qui malgré tous ses efforts, souffrait tout de même.

_ Ryuuzaki, ça va aller ? lui murmura-t-il alors.

_ Oui, ne t’inquiète pas, continue, bouge en moi.

_ Tu es sûr hein ? Je ne souhaite pas que tu te forces, je ne t’en voudrais pas si tu me demandes d’arrêter.

_ Non, je veux que tu me fasses l’amour, la douleur va passer, maintenant bouge, je veux te sentir remuer en moi.

Raito obéit et il se mit à se mouvoir : c’était merveilleux, L était si étroit qu’au moindre mouvement tout son sexe était parcouru d’intenses vagues de plaisir, il était sur le point d’exploser de contentement, jamais il n’avait eu de telles sensations ! Quant à Ryuuzaki, après quelques allers-retours de Raito en lui, il n’eut plus d’élancements lancinants et il pût prendre du plaisir, et quel plaisir ! Sentir ce pénis en lui, ça n’était pas comparable aux doigts, bien entendu, d’ailleurs ce n’était pas comparable à quoi que ce soit, c’était au dessus de tout, il se fondait avec son partenaire, il le tenait en lui, il sentait les frottements de son sexe contre les parois de son anus, c’était tellement jouissif !

Raito, qui jusque là avait mesuré avec beaucoup d’attention ces mouvements, craignant d’être trop violent, vit que L prenait lui aussi son pied : il put alors se permettre de se laisser aller un peu, ses coups de reins se firent plus vifs et brutaux, il s’enfonçait le plus profondément possible et avec force. L adopta tout de suite cette nouvelle cadence qui intensifiait son bonheur, il bougea en rythme avec son amant, se tordant de satisfaction sous les rudes pénétrations. Tous deux gémissait, haletaient, et de temps en temps, lorsqu’une vague de délice plus forte que les autres s’abattait sur eux, un cri leur échappait. Ils mêlaient leurs langues, mêlaient leurs salives, mêlaient leurs corps, mêlaient leurs semences, ils se mélangeaient entièrement, se mordillant la peau, se délectant l’un de l’autre, prenant complète possession de la chair de l’autre. Ils étaient en sueur, collés l’un contre l’autre, collés l’un dans l’autre, L avait passé ses mains dans le dos de son amant qu’il serrait encore plus contre lui, tandis que Raito avait posé une de ses mains sur le sommet de son crâne, dans ses cheveux. Et, les paupières closes, ils s’embrassaient, planant dans la plénitude, ne faisant plus qu’un avec l’autre, emportés dans un tourbillon de jouissance et de luxure.

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Dans une ultime exclamation de plaisir, ils se déversèrent, et Raito se retira, puis épuisé, retomba à côté de son amant, tous deux vidés, au sens propre comme au figuré. Éreintés, ils eurent à peine le temps de se joindre dans une dernière étreinte; L posant sa tête sur le torse de Raito qui avait passé un bras autour de sa taille; avant de sombrer dans un sommeil bien mérité.

 

Enfin leur première fois ! Pour l'instant c'est le chapitre que j'ai le plus aimé écrire (on se demande pourquoi ...), j'étais vraiment pressée de les faire passer à l'acte, j'ai eu beaucoup de mal à me retenir : si je m'étais écoutée, ils se seraient jetés l'un sur l'autre dès la première ligne du premier chapitre  , mais j'ai sû résister (oui c'est de l'auto-acclamation, et alors ^^ ? Fière de moi d'abord, na) !  En tout cas j'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire ce chapitre que j'en ai eu à l'écrire !

Ah, tant que j'y pense, un petit jeu de mots qui nous avait beaucoup fait rire une amie surnommée HS et moi (faut dire qu'aussi on rigole pour rien hein...) :

Moi : Lorsque L vit la grosse bite de Raito, il en fut sur le cul !

HS : Et c'est le cas de le dire ! 

Bon, ok, je sors !

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IMPORTANT  posté le mardi 25 septembre 2007 19:09

Bon j'ai  une très mauvaise nouvelle à vous annoncer ! Ma connexion à internet ne marche plus à cause de ma conasse de mère qui a voulu changer de fournisseur internet (on avait wanadoo et elle a voulu passer à alice), et je ne sais pas ce qu'elle a foutu mais le résultat c'est que pour l'instant ma ligne wanadoo est coupée et je n'ai toujours pas alice, résultat pas d'internet  ! Là je suis dans un cyber café, je voulais juste vous avertir que la suite risque de se faire attendre un p'tit moment, je suis vraiment désolée et au moins aussi déçue que vous de ne pas pouvoir publier la suite. Vraiment je suis désolée, faut vous plaindre à ma mère, c'pas ma faute à moi d'aboreuh ^^ !

Bisous tout le monde !

Subtility-Lyra

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Chapitre 11  posté le vendredi 28 septembre 2007 19:55

Raito ouvrit lentement les yeux et se redressa, baillant tout en se massant le crâne, un peu perdu. Il lui fallut quelques secondes avant de se rappeler de l’endroit où il était et de sa soirée de la veille. À cette pensée, un sourire se dessina sur ses lèvres, et il se repassa mentalement les moments intenses et délicieux qu’il avait vécu. Ses yeux se posèrent sur L qui dormait encore, paisible dans son sommeil. Il était vraiment mignon ainsi, sa fine taille se dessinant sous les draps, les cheveux en bataille autour de la tête, un peu replié sur lui-même, son torse se soulevant doucement à chacune de ses respirations. Raito, prit d’un élan de tendresse, se pencha sur lui et caressa sa joue. Ce simple contact suffit à réveiller Ryuuzaki qui se retourna pour faire face à son amant. À la vue du beau châtain encore tout ébouriffé qui lui prodiguait un câlin, il rougit légèrement, ce qui le rendit encore plus mignon. Yagami contint un petit rire et déposa ses lèvres sur celles de son compagnon. Très vite, il voulut plus qu’un simple bisou et sa langue quémanda le passage. L ouvrit immédiatement la bouche. Ils s’embrassèrent un long moment, leurs langues se caressant avec douceur, leur baiser était délicat et voluptueux, il était dénué de brutalité, les deux hommes ayant épuisé toute leur bestialité durant la soirée : pour l’heure, il ne leur restait plus que de la tendresse à consommer.

_ Bien dormi ? demanda Raito dès que leur échange prit fin.

_ Huum, oui, très bien. C’est plutôt agréable de passer la nuit tout contre toi...

Yagami sourit de nouveau,cela lui arrivait de plus en plus souvent ces temps-ci, à croire qu’il se ramollissait ! Mais il n’y pouvait rien, c’était plus fort que lui, il fondait devant les airs adorables que L arborait par moments… Il aurait presque pu se trahir et avouer sa culpabilité si L l’avait interrogé au lit, avec une expression semblable à celle qu’il avait en cet instant, la tête sur l’oreiller, ses yeux noirs contrastant avec sa peau blanche fixés sur lui, la bouche légèrement entrouverte, les cheveux en bataille, affichant un air pas tout à fait réveillé, les joues légèrement rosies par l’audace des mots qu’il prononçait. Il était tellement craquant, à le voir ainsi, on ne pouvait avoir qu’une seule envie, le prendre dans ses bras et l’y serrer très fort. Il semblait si fragile, il inspirait le besoin de le protéger, on aurait crû encore un enfant et pourtant, sous ce visage d’ange se cachait une intelligence hors norme, une intelligence qui mettait Raito en danger. Ces pensées attristèrent Yagami, lui qui était pris du désir de protéger ce garçon qui lui faisait face, il se devait de le détruire, c’était inévitable… Mais il ne voulait pas penser à ça, pas maintenant, il était trop bien pour tout gâcher ! Alors il fit ce dont il avait tant envie : il prit Ryuuzaki dans ses bras et le serra très fort, l’appuyant contre lui comme s’il voulait ne plus jamais le lâcher. L répondit à son étreinte, il passa ses bras autour de sa taille, le rapprochant encore plus, ce qui eût pour effet de se faire toucher leurs intimités. Alors seulement ils prirent conscience de leur nudité : à moitié cachés par les draps et encore engourdis par le sommeil, il leur était complètement sorti de la tête qu’ils n’avait pas le moindre vêtement sur eux ! Alors que L virait au cramoisi, Raito se recula légèrement.

_ Il vaut mieux qu’on ne reste pas comme ça très longtemps, sinon je crois que mon entrejambe ne va pas tarder à réagir et on risquerait de passer le restant de la journée à faire des galipettes… Quoi que ça ne me déplairait pas, mais j’aimerais bien au moins manger un peu avant, histoire de reprendre des forces… dit-il, faisant s’empourprer Ryuuzaki de plus belle.

Sur ces mots, ils se levèrent, mais L, à demi debout, s’arrêta soudain, une légère grimace déformant ses traits…

_ Qu’est ce qui t’arrives ? lui demanda Raito, interloqué.

_ Euh, rien, rien, dit L, qui devenait encore plus rouge qu’auparavant.

Yagami ne chercha pas à comprendre, mettant ce comportement bizarre sur le fait de la gêne, et ils enfilèrent rapidement un caleçon. Ryuuzaki allait mettre son pantalon lorsque Raito l’arrêta :

_ Non non pas besoin de jean, tu es très bien comme ça, il ne fait pas froid du tout, tu peux bien rester en sous vêtements ! C’est tellement plus appréciable…

_ Oh, et tu crois que tu pourras te contrôler si je reste comme ça ? répliqua-t-il d’un ton taquin.

_ Je tiendrais bien un peu ! Mais attention le goinfre, je te préviens, tu ne passes pas trois heures à engloutir la totalité du frigo !

Après avoir ri de cette dernière phrase, ils finirent par se diriger vers la cuisine, L marchant devant, toujours très enthousiaste lorsqu’il s’agissait de nourriture. Mais il eût à peine fait quelques pas que Raito remarqua qu’il marchait bizarrement, et un peu trop lentement… Soudain, il comprit, et la grimace de L quelques minutes auparavant s’expliqua. Il ne put s’empêcher de rigoler tout en se moquant gentiment de son amant :

_ Alors comme ça on marche en canard L ? Ton postérieur te fait souffrir ?

L de nouveau s’empourpra, tandis que Yagami, riant toujours, lui passa un bras autour des épaules, et l’attira à lui pour l’embrasser rapidement dans le cou.

_ Arrête de rougir si facilement, tu deviens tellement mignon que ça me donne encore plus envie de te taquiner… lui murmura-t-il à l’oreille avant de se reculer et de repartir vers la salle à manger.

Quelques minutes plus tard, Raito considérait le contenu du réfrigérateur avec attention, tandis que L trépignait d’impatience derrière lui.

_ Raitooo qu’est-ce que tu fous à contempler ce frigo, c’est pas une œuvre d’art, j’ai faim moi, pousse toi que je puisse me servir !!

_ Passe moi plutôt un plateau au lieu de t’agiter comme un gosse !

_ Pourquoi faire un plateau ?

_ Eh bien, vois tu, je n’ai aucune envie de rester sur ce carrelage froid alors qu’un lit douillet nous attend, donc on va tout emporter dans la chambre !

Et c’est ainsi que un Yagami et un Ryuuzaki portant des plateaux remplis à ras bord de sucreries en tout genre ( on l’aura deviné, c’est la part de L…) ainsi que des viennoiseries et une bouteille de lait franchirent la porte de la chambre et allèrent s’installer bien au chaud sous les couvertures pour déguster un petit déjeuner bien mérité. Il faut dire qu’il étaient affamés et assoiffés, n’ayant rien bu ni mangé après leur nuit très… agitée.

Lorsqu’ils eurent tout englouti, Raito s’étira, puis cala leurs coussins contre le mur avant de s’y adosser, se mettant tout à son aise, puis il attira un peu L à lui, l’incitant à se placer dans la même position. Une fois cela fait Yagami engagea la conversation, il y avait plusieurs point qu’il voulait éclaircir, dont un en particulier…

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_ Dis moi L… Hier soir… C’était ta première fois n’est ce pas ?

Ryuuzaki fut un peu surpris, il ne s’attendait pas à une telle question, puis, il était décontenancé : Raito parlait de leur nuit de la veille avec aisance, sans la moindre gêne, alors que lui rougissait à la moindre évocation qu’on y faisait !

_ Euh… c’est quoi cette question ?! Tu connais la réponse en plus, tu sais parfaitement que c’était ma première fois ! Ça l’était pour toi aussi, non ?

_ Bien entendu que c’était ma première fois aussi avec un garçon ! Mais ça c’est évident, ce n’est pas ce que je te demandais. Ce que j’entends par « ta première fois », c’est que c’était ta première expérience sexuelle, la première fois que tu couchais avec quelqu’un. Tu étais totalement puceau, tu n’avais jamais eu de relations avec une fille non plus, je me trompe ?

_ Eh bien… non, tu ne te trompes pas, tu as vu juste. C’est que en fait, je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de rencontrer une fille, depuis mon enfance j’ai été élevé dans une sorte de pensionnat spécialement dédié à ceux dont l’intelligence était supérieure à la normale, et où l’on m’a formé à mon métier de détective privé. Je n’ai presque aucun contact avec le monde extérieur, je fais tout pour que nul ne connaisse mon identité et ma physionomie, c’est une des conditions principales pour assurer ma protection et ma réussite. L’enquête Kira est la seule où je suis forcé de me montrer à visage découvert aux gens de l’investigation et pire, à mon suspect principal, toi. Dans de telles conditions, je n’avais ni le temps ni la possibilité de me trouver une petite amie.

Et toi, à part Misa, tu avais eu d’autres petites amies ?

_ Une seule, avec qui j’était sorti avant de connaître Amane. Mais je n’étais resté avec elle que très peu de temps, et on s’est quittés avant d’avoir « conclu ». En somme, je n’ai couché qu’avec une seule femme, Misa.

_ Et… tu préfères quoi alors ? Fille ou garçon ?

L savait très bien que Raito comprendrait immédiatement le vrai sens de cette question, soit « Qui as-tu préféré entre moi et elle ? », mais il n’avait pu s’empêcher de la poser, il voulait savoir.

_ Si je te dis qu’après notre nuit je ne suis même plus sûr d’être bisexuel, et que je pense être complètement homo, ça te suffit ? Tu t’imagines, tu m’as rendu tout à fait gay ! Pour mon coming out, c’est toi qui iras l’annoncer à mon père, après tout c’est de ta faute !

Ryuuzaki ne put retenir un grand éclat de rire, d’une part parce que cette réponse l’égayait bien plus qu’il n’aurait crû et qu’il ne pouvait contenir sa joie, d’autre part parce que s’imaginer la tête de papa Yagami en train d’apprendre l’homosexualité de son fils était réellement comique !

Raito lui ne rit pas, il avait l’air un peu préoccupé, quelque chose le déranger, quelque chose qu’il se devait de mettre au clair. Il finit par poser la question qui le taraudait depuis qu’il s’était réveillé :

_ Ryuuzaki… qu’est-ce que tu ressens pour moi au juste ?

Le détective, qui ne s’attendait pas à une telle interrogation, ouvrit grand les yeux et resta bouche bée, ne trouvant rien de mieux à bégayer qu’un « Hein ? Qu’est-ce que tu veux dire ? ».

_ Je veux dire… Hier soir… Tu m’as demandé, à deux reprises, de te faire l’amour. Sur le coup, ça m’a paru normal, ça ne m’a pas choqué, mais ce matin j’y ai repensé, et ça m’a paru plutôt ambiguë : ce terme, « faire l’amour » , ça ne s’utilise que lorsqu’il y a des sentiments… L, tu n’es quand même pas… amoureux… de moi ?

_ N…non ! Mais bien sûr que non ! Qu’est ce que tu vas chercher ! C’est juste que… euh… Je trouve ça plus beau de le dire comme ça, c’est tout ! J’aurais trouvé ça rabaissant et dégradant de te dire de me prendre, ou pire, de me baiser. Rien de plus ! se défendit vivement Ryuuzaki.

_ Hum… mouais, si tu le dis. finit par concéder Yagami, l’air peu convaincu, avant d’hausser les épaules en signe de désintéressement, montrant que quoi qu’il en soit, pour lui, l’affaire était close.

Puis il resta pensif un instant, avant de se retourner vers L, les yeux brillants de malice, l’air d’avoir une idée derrière la tête. D’un ton qui ne présageait rien de bon, l’air presque prédateur, il déclara, exagérant l’intonation :

_ L ?… J’ai une idée…

 

Voilà mon problème de connexion à internet est réglé ! Je suis super contente  car on m'avait dit que ça risquait de prendre 15 jours, heureusement ça n'a pas duré si longtemps ! Pour me faire pardonner de vous avoir fait attendre, j'ai essayé de faire un chapitre plutôt long, j'espère que ça vous a plu ? Bisous !

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Chapitre 12  posté le lundi 08 octobre 2007 21:11

Raito se leva et tira L par le bras pour l’inciter à le suivre. Il l’entraîna ainsi jusqu’à la salle de bain, où il fit couler de l’eau chaude pour emplir la baignoire. L le regarda faire, il avait compris, et un frisson d’impatience le parcourut à l’idée de ce qui l’attendait…

Il faut dire que depuis la dernière fois qu’ils avaient pris un bain ensemble; jour où ils s’étaient rendus compte de leur attirance mutuelle l’un pour l’autre, et où L avait repoussé Raito, effrayé de ce qui était en train de se passer; ils n’avaient plus réitérer l’expérience. Pour se laver, ils avaient utilisé la cabine de douche, qui était trop exiguë pour deux personnes : la chaîne de leurs menottes étant assez longue pour permettre qu’ils puissent procéder ainsi sans trop de complications, l’un d’eux restait en dehors de la cabine tandis que l’autre y entrait, évitant ainsi tout contact ensemble.

Yagami se posta devant L et, avec une lenteur calculée, il fit glisser le seul vêtement qu’il portait, soit son caleçon. Ryuuzaki était hypnotisé par le spectacle qui s’offrait à lui, il ne pouvait détourner les yeux du corps de son amant, il le regardait avec désir baisser lentement, tellement lentement, trop lentement, le ridicule bout de tissu qui le recouvrait. Lorsque le boxer tomba enfin au sol, L retint de justesse un gémissement d’envie. Il regarda avec fascination Raito entrer dans l’eau chaude…

_ Alors, tu te décides à me rejoindre, ou tu comptes resté planté là à me mater ? Tu préfères t’en tenir au stade de la contemplation ? Pourtant, je t’assure que passer au stade du toucher serait encore meilleur…

"Réveillé" par ces paroles aiguicheuses, L s’empressa de se déshabiller sous le regard appréciateur de Yagami, et d’enjamber le rebord de la baignoire, grimaçant par là même : il avait encore mal, à chaque mouvement un tant soit peu brusque, il ressentait une vive douleur, comme une déchirure qui se rouvre… Il passa une main sur la joue de Raito, avant de s'asseoir, avec mille précautions, se baissant le plus doucement possible, en face de Yagami, qui était partagé entre l’envie d’éclater de rire ou bien de plaindre son pauvre compagnon.

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Il fut à peine installé que le châtain s’approcha dangereusement de lui, son visage n’étant plus qu’à quelques centimètres du sien, le fixant droit dans les yeux, il prononça, dans un murmure des plus sensuels : « Je vais te faire oublier que tu as mal, tu n’auras plus que de l’extase… ».

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S’avançant encore un peu plus, Raito scella leurs bouches en un baiser, sa langue passa immédiatement le barrage que formaient les lèvres de L, et il la fit tournoyer, tantôt calmement et posément, tantôt avec avidité et fougue. Ryuuzaki passa ses bras autour du cou de Yagami, l’attirant encore plus contre lui, tandis que celui-ci passait ses mains dans son dos et resserrait à son tour son étreinte : ils s’enlaçaient presque à s’en étouffer, continuant de mêler leurs souffles dans un baiser qui s’intensifiait de seconde en seconde. Ils étaient tout deux en pleine érection, et leurs intimités tendues se touchaient, leur arrachant des gémissement étouffés.

Habilement, Raito fit glisser sa main jusqu’à la virilité de son partenaire qu’il caressa doucement d’abord, la parcourant de haut en bas sans se presser, puis ses mouvements se firent de plus en plus rapides, et devinrent frénétiques lorsqu’il sentit des doigts se resserrer sur son propre sexe… Ils se masturbèrent l’un l’autre dans des halètements de plaisirs, L posa sa tête sur l’épaule de Yagami et lui mordilla le cou tout en continuant ses vas et viens sur son pénis, il leur échappait de légers râles, qui allaient s’accroissant, jusqu’au cri de la jouissance, que le détective atteint quelques secondes avant son compagnon, leurs spermes et leurs sueurs se mêlant dans l’eau, tandis qu’ils s’occupaient de mêler leurs salives en s’embrassant à nouveau.

_ Raito, je… j’ai envie ! Là, maintenant, s’il te plaît !

_ Tu es fou, pas question ! J’aimerais bien mais… tu sais parfaitement que c’est impossible, tu n’as pas encore cicatrisé depuis la dernière fois, il faut qu’on attende un peu !

_ Non ! Je m’en fiche, je souffrirais un peu plus mais ce n’est pas grave !

_ J’ai dit que c’était hors de question ! Je ne tiens pas à t’abîmer !

L le regarda, perplexe : « Je ne tiens pas à t’abîmer ! ». Il devait le prendre comment, ça ? C’était une marque de gentillesse ? Non, sûrement pas, Raito s’assurait juste que son nouveau jouet, ou plutôt son sex-toy, ne devienne pas hors d’état de fonctionner, pour qu’il puisse continuer à s’amuser avec. Rien de plus.

Mais quoi qu’il en soit, Ryuuzaki devait admettre que Yagami n’avait pas tort, ce serait une erreur de pratiquer la sodomie en ce moment, il devait d’abord se remettre de sa première fois…

L n’eut pas le temps d’approfondir ses réflexions, Raito venait de l’attirer à lui pour coller sa bouche à la sienne et lui administrer un fougueux baiser, tout en baladant ses mains sur son corps, les descendant sensuellement sur ses hanches qu’il se mit à caresser lascivement.

_ Huum Raito, arrête ! dit il en se reculant légèrement. Tu m’excites encore plus, et sachant qu’on ne va pas pouvoir le faire, c’est plus frustrant qu’autre chose !

_ Dis donc, tu caches bien ton jeu, tu es un vrai pervers au fond ! Regarde moi ça, tu recommences déjà à monter… répliqua celui-ci en désignant le sexe de L, qui en effet se durcissait à nouveau.

_ C’est de ta faute, tu m’avais promis que tu me procurerais de l’extase…

_ Tss si je te prends maintenant, la seule chose que je pourrais te procurer, c’est de la douleur ! Et maintenant arrêtes de me tenter avec tes supplications, sinon je vais finir par céder et je peux t’assurer que tu le regretteras ! C’est pour toi que je dis ça, ce n’est pas moi qui vais souffrir. Si tu y tiens tant, on le fait, mais tu ne te plaindras pas si après tu dois passer la semaine dans un fauteuil roulant.

L fit alors une moue d’enfant indécis, il savait bien que son amant avait raison, mais en même temps il était extrêmement déçu… Il finit par lover sa tête dans le cou de Yagami, et après y avoir déposé quelques petits bisous humides, il remonta son visage vers celui de son compagnon, et, passant ses bras autour de son cou, il l’embrassa tendrement, avant de lui murmurer « Merci de t’inquiéter pour moi. Ça va être dur de patienter… C’est tellement bon de te sentir en moi… ». Raito fut gêné par ce geste et ces mots qu’il trouvait trop câlins, il repoussa légèrement Ryuuzaki.

_ L’eau est devenue froide, il serait peut-être temps de sortir du bain si l’on ne veut pas tomber malade.

_ Ah… Euh… oui, tu as raison. répondit L, un peu blessé par le rejet du châtain.

Ils sortirent alors de l’eau, Yagami attrapa rapidement une serviette, avec laquelle il s’ébouriffa les cheveux dans un geste que son amant, malgré qu’il soit vexé, ne put s’empêcher de trouver extrêmement sexy. Voyant qu’il faisait son effet, Raito s’approcha dudit amant, et se collant à lui, il susurra « Tu est trempé, laisse moi te sécher… ». Langoureusement, il passa la serviette sur le torse de Ryuuzaki, puis sur ses épaules et sa nuque, il parcourut ensuite sa colonne vertébrale, jusqu’à atteindre son postérieur où il s’attarda plus que nécessaire et de façon insistante, avant de descendre le long de ses cuisses, pour remonter ensuite jusqu’à son intimité qu’il ne fit qu’effleurer, évitant ainsi de faire grandir l’excitation plus que nécessaire.

Il se retourna ensuite pour enfiler un peignoir et en tendre un à L, puis ils quittèrent la salle de bain, laissant derrière eux une pièce chargée de leurs désirs inassouvis.  

                                                                                                                                                                    Je voudrais remercier Yertle, la très talentueuse fille qui a dessiné le premier dessin de cet article : eh oui, l'illustration où l'on voit L enjamber la baignoire tout en caressant la joue de Raito a été faite par Yertle spécialement pour ma fiction ! Ça me fait vraiment plaisir, merci  !

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Chapitre 13  posté le dimanche 28 octobre 2007 21:49

_ Hey, réveille toi ! Raito ! Raito !

Dans un sursaut, Raito se redressa, haletant légèrement. Il regarda autour de lui d’un air éperdu, ou peut-être bien paniqué, semblant se demander où il se trouvait, semblant chercher quelque chose, ou quelqu’un… Lorsque ses yeux se posèrent sur L, il poussa un soupir qu’on aurait pu croire de soulagement, et la tension qui se lisait dans ses traits se relâcha enfin.

_ Ça va ? Tu as fait un sacré mauvais rêve on dirait, tu t’agitais comme un possédé et tu fronçais les sourcils dans ton sommeil et… Quoi ? Pourquoi tu me fixes comme ça ?

Yagami ne répondit rien, lentement, il passa sa main sur la joue de Ryuuzaki et il rapprocha son visage du sien, jusqu’à ce que leurs lèvres se rejoignent. Sa langue alla rejoindre celle de son compagnon pour s’adonner à une danse lente et délicate, leur baiser était des plus doux, tout l’opposé de la scène brûlante qui avait eu lieu quelques heures plus tôt dans le bain : en ce moment, ce n’était pas un désir bestial et sauvage qu’il y avait entre les deux hommes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’était de la tendresse.

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Ils restèrent enlacés quelques minutes, simplement l’un dans les bras de l’autre, aucun d’eux ne soufflant mot, se contentant de sentir la chaleur de l’autre, sa présence. Finalement, Raito mit un terme à cet instant magique, il déposa un petit baiser sur le cou de son amant, avant de murmurer à son oreille, de façon presque inaudible, « merci ». Puis, parlant plus haut, il déclara, sur un ton dégagé, comme si rien ne s’était passé : « Bon, pour ma part, je ne pense pas pouvoir me rendormir, puis il n’est pas trop tôt, et vu que l’on s’est couché de très bonne heure hier, on peut bien se lever à 6h00 du mat’ aujourd’hui… Donc si ça ne te déranges pas trop, on ne se recouche pas et on va prendre le petit déjeuner ? ».

Un peu plus tard, Yagami farfouillait dans une étagère, à la recherche d’un jeu vidéo qui lui convienne. En effet, il s’était rappelé que lui et L avaient à leur disposition une console dernier cri : l’appartement avait été équipé de tout, on n’avait rien omis pour leur confort, et comme ils ne pouvaient pas sortir, on avait pensé à leur procurer des moyens de distraction. Son choix se porta sur un jeu de bataille où les forces du bien affrontaient les forces du mal. Il aimait bien l’idée de poursuivre son rôle jusque dans un jeu vidéo : combattre le mal, c’était sa mission, il était Kira, le dieu qui ferait régner le bien…

Pendant ce temps, Ryuuzaki était plongé dans ses réflexions, songeant à l’attitude de Raito le matin même, tellement différente de son comportement habituel… Il avait paru si bouleversé par un simple cauchemar ! Puis pourquoi avait-il eu l’air de trouver tant d’apaisement lorsqu’il l’avait vu ? Et enfin, ce « merci » quasi imperceptible soufflé à ses tympans, ce n’était pas son genre ! Raito tiendrait-il à lui ? Non, c’était impossible !…

_ Eh, tu fais une partie ? Ou bien tu as trop peur de perdre ?

Ces mots sortirent L de ses pensées, il regarda brièvement et avec peu d’intérêt l’écran de la télévision qui lui renvoya des images de batailles, avec des anges et des démons un peu partout. Puis son regard dévia vers Raito, il ne put s’empêcher de le trouver craquant, il avait tout l’air d’un jeune garçon normal, personne n’aurait pu imaginer, en le voyant ainsi, qu’il était soupçonné d’être Kira, le criminel le plus recherché de tout le Japon… Ryuuzaki s’approcha de lui, il se colla contre son dos et passa ses bras autour de sa taille, et, posant son menton sur son épaule, il déposa quelques baisers sur son cou, puis d’un air presque suppliant demanda : « Je n’ai pas très envie de faire une partie… Tu ne voudrais pas poser cette manette, éteindre cette console, et plutôt jouer avec moi ? Je serais un bien meilleur jouet… ».

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Raito dévisagea son interlocuteur avec surprise, croyant d’abord qu’il blaguait. Mais voyant que L était tout à fait sérieux, Yagami s’empressa de jeter sa manette au sol et d’éteindre la télé, avant de se retourner vers son interlocuteur pour répliquer d’un air pervers : « On va bien s’amuser tout les deux !… ».

  

Désolée d'avoir mis tellement de temps à publier cette suite ! Je vais essayer de mettre moins de temps à majifier pour les prochains chapitres !

  

Je voulais savoir si vous avez entendu parler de la Manga Expo qui a eu lieu ce weekend tout près de Paris, à La Défense ? Vous y êtes allés ? Moi j'y suis allée hier, c'était pas mal du tout, c'était la première expo de manga à laquelle j'allais, youpii, j'étais saucée  ! Je m'étais déguisée en Amane Misa, bon j'ai les cheveux chataîns alors qu'elle est blonde mais tant pis, j'avais trop envie de me mettre en cosplay Misa-Misa xD ! Hum, ok, j'arrête de raconter ma vie...

Juste une dernière pitite question, est ce que y'en a qui vont aller à la chibi Japan expo à Paris ? Pour ma part je pense y aller... Bon, ok, ok, je sors ! Bisous !

    

   

dessinsblog : la chibi japan expo c'est les 2, 3 et 4 novembre, ça porte sur le japon, sa culture, les mangas... En fait je ne suis jamais allée à une japan expo, je débute un peu, ça ne fait que quelques mois que je suis une fan de manga et que je m'intéresse au japon donc je ne m'y connais pas trop. Si tu veux plus de renseignements, je te conseille google, notre meilleur ami à tous ^^ (comment ça j'exagère ?)...

   

Yaya : En fait le film de Death Note je l'ai déjà vu, et je suis d'accord avec toi, c'est pas super, c'est trèèès loin d'égaler l'animé ! Pour Full Metal Alchemist, désolée mais non je ne sais pas quand il sort, je dois t'avouer que je n'ai pas encore eu le temps de regarder les animés ni de lire Full Metal Alchemist (honte sur moi, oui je sais...), donc je ne suis pas du tout au courant de quoi que ce soit à propos de ce manga ^^.

  

Tenshi : ne t'inquiètes pas j'ai déjà vu tout les épisodes de l'animé Death Note, tu n'as pas fait de spoiler ^^. Pour la scène sous la pluie je trouve aussi qu'elle est trèèès ambigue, mais apparamment c'est une scène inspirée de la bible, lorsque Jésus a essuyé les pieds de Judas tout en sachant que celui ci allait le trahir.

  

Léna : Je ne sais pas quand je publierais la suite, je ne peux pas donner de date précise, je vais essayer de faire au plus vite, mais j'ai pas mal de trucs à faire en ce moment, donc désolée si ça prend un peu de temps.

 

Lolli Poppins : Pour le prénom de Yagami, en fait c'est dû à des différences de traductions. Dans la "vraie" version, c'est à dire japonaise, son prénom est Raito, qui signifie "lumière", et dans certaines traductions, on a traduit son prénom en anglais, ce qui donne "Light". Mais personnellement j'ai toujours préféré les traductions qui conservaient son prénom en japonais, soit Raito, c'est pour ça que j'ai choisi de prendre ce prénom là pour ma fic plutôt que Light ^^.

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