Chapitre 5  posté le dimanche 26 août 2007 22:27

_ Tu as de la chance d’avoir une petite amie comme ça, beaucoup de garçons se damneraient pour être à ta place ! Dit L dès qu’Amane fut partie.

_ Alors comme ça tu en pinces pour Misa ? Tu perds ton temps le puceau, elle est folle de moi ! Je te la laisserais bien, je ressens rien pour cette idiote, histoire que tu baises au moins une fois dans ta vie, mais elle ne l’entendrais pas de cette oreille ! Quoi que on peut s’arranger, Misa fais tout ce que je veux, innocente moi et je t’arrange le coup, comme ça tu mourras pas vierge ! S’esclaffa Raito, moqueur et acide, n’ayant toujours pas digéré le rejet de L dans le bain et complètement mis hors de lui par l’arrogance de L, qui le matin même avait failli coucher avec lui et osait ouvertement draguer sa petite amie devant lui quelques heures après !

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_ Jaloux hein ? Rigola L, ayant l’air de follement s’amuser de la situation. Pas pour Misa apparemment, puisque tu as l’air de vouloir me la céder, alors devrais-je en déduire que tu es jaloux… à cause de moi ? Demanda-t-il avec un sourire en coin, avant de poser sa main sur le torse de Raito, faisant glisser ses doigts dans la chemise entrouverte et déboutonnée sur le haut, et ce faisant il poussa légèrement Raito, jusqu’à ce qu’il se retrouve adossé contre le bras du canapé, à demi allongé. Une fois cela fait il rapprocha lentement son visage de celui de son suspect, jusqu‘à ce qu'ils ne soient plus qu'à quelques centimètres, pouvant sentir le souffle de l'autre sur leur peau. Puis aussi vite qu’il s’était rapproché, L se recula, et sans plus de manières déclara qu’il avait faim avant de se lever pour se diriger vers la cuisine, entraînant derrière lui un Yagami éberlué qui se demandait s’il avait rêvé.

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L mangeait une cerise lorsqu’il sentit des bras l’enlacer. Raito, qui avait reprit ses esprits, s’était collé à lui, contre son dos, et il avait passé un bras autour de sa taille. L, la bouche pleine, se retourna, faisant face à Yagami, et prenant un air faussement effrayé : « Quoi, tu veux me piquer ma cerise ???! »

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_ Tu me postillones dessus imbécile ! répliqua Raito, agacé.

Ryuuzaki ne prit pas la peine de répondre et, retournant à son goûter, il s’attaqua à une part de gâteau fort alléchante. Il est vrai que L, malgré sa fine taille, était gourmand comme personne, d’ailleurs Misa l’enviait à ce propos, elle lui répétait souvent que c’était injuste : il ne grossissait pas alors qu’il mangeait tout le temps, tandis qu’elle devait faire de sévères régimes pour rester mince…

Mais Raito n’allait pas laisser tomber si facilement, L se moquait de lui, il le chauffait puis faisait comme si de rien n’était ! Repassant à l’attaque, Raito de nouveau se positionna derrière L, et il posa sa main droite sur la hanche de celui-ci, tandis que de sa main gauche il agrippa le bras de Ryuuzaki afin de l’immobiliser. Puis, sensuellement, de sa main droite, il remonta quelque peu le haut de L tout en caressant ses côtes, et approcha ses lèvres de son cou, tout doucement, le frôlant sans le toucher, faisant glisser son haleine chaude sur sa nuque.

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_ Tu ne me laisseras donc pas manger en paix !

_ C’est de ta faute, c’est toi qui a commencé ! Fallait pas me chauffer, maintenant t’assumes ! La seule chose que je te laisserais déguster en paix se trouve dans mon caleçon !

_ Lâche moi ! dit L en se dégageant de son étreinte, et s’obstinant, il attrapa l’assiette où se trouvait sa part de gâteau, avant de se sentir soulevé du sol...

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_ Hey !! Raito, mais qu’est-ce que tu fais ?? T’es fou lâche moi !

_ Pas question, tu l’as bien cherché, tu te fous de ma gueule ou quoi, tu fais monter la température puis tu vas tranquillement bouffer, je suis pas d’accord moi !

Et sur ces mots, Raito se mit en devoir de quitter la cuisine, portant un L qui tenait toujours une assiette de pâtisserie à la main et se débattait vainement.

_ Repose moi merde tu soûles à la fin ! Où tu m’emmènes comme ça pauvre idiot ?

_ Je t’emmène dans la chambre…

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Chapitre 6  posté le mardi 28 août 2007 20:09

Raito ouvrit violemment la porte de la chambre et poussa L sur le lit tout en s’allongeant sur lui. Puis il écarta les jambes de Ryuuzaki et sa cala entre ses cuisses avant d’emprisonner ses mains dans les siennes et de les remonter au dessus de leurs têtes, immobilisant ainsi complètement le détective. Il colla ensuite son bassin à celui de L, leurs virilités l’une contre l’autre, et avança ses lèvres vers celles de Ryuuzaki, s’arrêtant à quelques centimètres du visage de sa proie, qu’il dévorait déjà du regard.

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_ Raito arrête ça, pousse toi !!!

_ Tais toi, t’en as envie non ? Tu bandais autant que moi ce matin, fais pas ta sainte-nitouche on dirait une jeune fille qui défend sa pureté !

_ Je t’emmerde, j’ai pas envie, je veux pas c’est tout ! On est pas des animaux, pas question que tu me prennes comme ça, juste sous une pulsion de désir !

_ Et tu veux que je te prennes comment, avec amour ? Je te savais pas si romantique, vraiment t’es pire qu’une fille !

_ Ouais bah pire ou pas, je refuse, qu’est-ce que tu comptes faire, me violer ?

_ Huum c’est pas une mauvaise idée… Mais je pense que j’ai pas besoin de ça pour t’avoir, je vais plutôt te faire craquer, tu pourras pas résister, qu’en dis tu mon détective privé ?

Puis sans attendre il caressa de sa langue la joue de L, qui frissonna à ce contact doux et humide.

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_ Raito, s’il te plaît, arrête…

Mais sans l’écouter Raito se mit à chatouiller avec sa langue le lobe de l’oreille de sa victime qui frissona de plus belle, avant de regarder L droit dans les yeux et de lui murmurer, d’une voix langoureuse :

_ Alors, je continue, ou je m’arrête ?…

_ Arrête toi !

_ Vraiment ?… Tu en es sûr ? et tout en disant ces mots, Raito se passa la langue sur les lèvres, d’une façon extrêmement aigucheuse.

L, qui était près de céder, fit un effort surhumain pour se contrôler et raisonner correctement, et il put articuler d’un ton presque assuré :

_ Mince à quoi tu joues, tu oublies que tu as une petite amie, qu’est-ce que t’en fais de Misa hein ?

_ Merde tu vas pas lâcher l’affaire avec cette connasse, on s’en tape d’elle !

_ Non on s’en tape pas, tu peux pas tout avoir, c’est Misa ou moi, tu choisis !

Interloqué, Yagami resta un instant sans voix, regardant L avec stupeur, avant de demander, incertain :

_ Tu te fiches de moi là ? T’est en train de me dire que tu me veux pour toi tout seul ? Ça veut dire quoi ça, t’as des sentiments pour moi ou quoi ?!

_ Te fais pas de films, c’est juste que… euh… je trouve que ça se fait pas de se faire plusieurs personnes à la fois, voilà ! Si t’es polygame c’est ton problème, moi c’est hors de question que j’accepte de coucher avec toi dans ces conditions, je partage pas, point barre !

_ J’ai la confirmation que t’es vraiment pire qu’une fille !… Bon si j’ai bien compris, il faut que je plaque Misa pour t’avoir… Très bien, je la quitte, elle ne compte pas pour moi, et franchement je gagne au change, entre toi et elle y’a pas à dire, t’es le plus bandant des deux !

_ QUOI ? T’es sérieux ?

_ Oui je suis sérieux, c’est bon t’es content ? Et maintenant, on baise !!

Sur ces mots, Raito se jeta sur L pour l’embrasser, mais celui-ci le repoussa immédiatement :

_ Hey non pas question, tu la quittes d’abord ! Je ne te fais pas confiance.

_ J’y crois pas, t’es vraiment mais alors vraiment pire qu’une fille ! Résultat, ce soir ça va encore être ceinture, je commence à m’habituer à être frustré avec toi…

 

Hihihi toujours pas de lemon, j'aime faire languir je suis sadiiiique niark niark niark !

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Chapitre 7  posté le jeudi 30 août 2007 23:35

_ Bon, voilà, la table est mise, le café est fait, les petits gâteaux et les pâtisseries sont joliment disposés, c’est ok, on est prêt pour faire notre coming out en bonne et due forme !

_ T’es complètement dingue, on dirait que ça t’amuses, tu vas jeter ta copine quand même, tu pourrais être un peu plus affecté… Répondit L, complètement éberlué de la bonne humeur de Raito, alors que d’ici quelques minutes Misa allait faire son apparition et qu’il faudrait lui expliquer que l’homme de sa vie, dont elle était éperdument amoureuse, avait changé de bord et la laissait tomber pour le détective qui le suspectait d’être un sérial killer…

_ Oh allé détends toi un peu, moi je profite, je vais enfin me débarrasser de ce pot de colle, et si elle ne comprend pas assez rapidement que je ne veux plus d’elle, je me ferais un plaisir de lui faire une démonstration avec toi pour lui prouver que désormais je ne suis plus qu’une tapette ! Comme ça, elle verra que elle et moi c’est bel et bien fini, FINI ! Je compte sur toi, si elle est lente à la détente, t’as intérêt à m’appuyer pour qu’on lui prouve que ce n’est pas une mauvaise blague que je lui fais !

_ Te montrer enjoué comme ça c’est ta façon de décompresser et de mieux accepter que, comme tu le dis si élégamment, tu n’es plus qu’une tapette ?

Raito n’eut pas le temps de répliquer car déjà on toquait à la porte, et il se précipita pour ouvrir à une pulpeuse blonde qui lui sauta au cou, et qu’il eut tôt fait de repousser.

_ Amane, entre, installe toi, il faut qu’on parle.

Intriguée par son ton grave, Misa salua L d’un bref signe de la main et alla sagement s’asseoir sur le canapé, regardant avec surprise Yagama et Ryuuzaki qui ne s’assirent pas à côté d’elle mais sur le canapé en face, de l’autre côté de la table basse où se trouvait un goûter.

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Raito croisa les bras derrière son cou et s’adossa sur le canapé, tout à fait décontracté, tandis que L, les pieds sur le canapé et accroupi dans une position étrange qui lui était propre et qu’il affectionnait, s’était déjà attaqué avec gourmandise à une part de gâteau, attiré par la nourriture comme le métal est attiré par l’aimant.

_ Hum… Je ne sais pas trop par où commencer… Bon je vais être direct, ça ne sert à rien de tourner autour du pot. Misa, moi et toi, c’est fini !

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Misa se redressa d’un coup, étonnée, et croyant avoir mal entendu : « Quoi ? Tu peux répéter ce que tu as dis, je n’ai pas bien compris ? »

_ Amane, je te quittes.

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_ C’est une blague ! Hein, c’est une blague, dis moi que c’est une blague, tu rigoles hein Raito, dis moi que tu rigoles ! C’est méchant de me faire des blagues comme ça je ne trouve pas ça drôle !

_ Ce n’est pas une blague, est-ce que j’ai l’air de rigoler ?

_ Mais… Mais… Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait ?

_ Je suis désolé, je suis avec quelqu’un d’autre, et tu n’y peux rien, c’était cette personne ou toi, j’ai fait mon choix, et ce n’est pas toi que j’ai choisi.

_ Qui ? Dis moi qui c’est !

_ Tu l’as devant toi.

Misa semblant ne pas comprendre, Raito précisa : « C’est Ryuuzaki. »

À cette déclaration, la jeune femme éclata soudain de rire : « Ah j’aurais dû m’en douter, c’était bien une blague, bravo, tu m’as bien eue, mais ne recommence jamais ça, tu m’as fait la plus grande peur de ma vie ! ».

Raito soupira, il se doutait bien que ce ne serait pas facile de convaincre Misa de la vérité de ses propos. Pour prouver qu’il ne mentait pas, il enlaça subitement L, se serrant contre son dos et l’entourant de ses bras, s’emparant d’une fourchette afin de donner la becquée à L, reproduisant ainsi l’image d’un couple amoureux et complice, en parfaite osmose.

L’étonnement avait laissé place à la rage chez Misa, et elle se leva d’un bond, serrant les poings, le visage défiguré par la souffrance.

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_ Raito ! Tu joues la comédie, ce n’est pas possible, pas possible ! Que tu m’abandonnes pour une autre fille j’aurais compris, mais pas pour un garçon, pas pour lui ! Ce n’est pas possible, pas possible je te dis, tu n’es pas gay !

_ Faut croire que si. C’est nouveau pour moi aussi tu sais, il y a à peine une semaine j’étais un hétéro qui ne se posait même pas la question de sa tendance sexuelle, et du jour au lendemain je me rend compte que je suis attiré par les mecs, ou plutôt par un mec, L. Pour moi aussi c’est un choc.

Misa, en proie à un combat intérieur terrible, commença à faire des vas et viens dans le salon, tentant d’assimiler ce qu’elle venait de voir et entendre. Elle fut rejointe par Yagami et Ryuuzaki, qui la regardaient, Yagami d’un air tout à fait naturel, comme si de rien n’était, et L avec une sorte de culpabilité et pitié dans les yeux. Mise hors d’elle par le regard empreint d’apitoiement de celui qui était la cause de ses malheurs, elle s’attaqua à lui, la haine perçant dans sa voix.

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_ L, sale fourbe ! Tout est de ta faute ! Tu me l’as volé, tu m’as volé MON Yagami, qu’est-ce que tu lui as fait ? Je te hais, je te hais, je te hais ! Salaud, salaud, tu me l’as pris, tout est à cause de toi, tu m’as pris mon Raito, il était à moi et tu me l’as dérobé !

_ Misa, calme toi, je ne suis pas un objet, je n’appartiens à personne, et ce n’est pas L le responsable de notre rupture, il n’y peut rien si il m’attire, alors arrête un peu de l’agresser !

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La pauvre fille, au désespoir, s’agrippa au bras de Raito et lui hurla, presque suppliante : « Raito, ne le défends pas ! Tu ne vois pas qu’il a tout détruit, notre couple était parfait, on était si bien ensembles ! »

_ Amane, il n’a rien détruit du tout, la seule chose qui était parfaite dans notre couple, c’était mon indifférence envers toi, je suis désolé, mais c’est comme ça, et je ne veux plus que tu reviennes ici, tu t’en doutes bien.

À bout, la mannequin se jeta sur Raito, frappant son torse de ses petits poings, avec toute sa hargne, sans résultat. Ce n’était pas sa faible force qui allait blesser Raito…

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Finalement, devant son impuissance à faire changer d’avis l’homme qu’elle aimait, elle éclata en douloureux sanglots, des larmes ruisselants sur son beau visage.

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Elle murmura un faible « Je t’aime Raito » avant de le pousser et de s’élancer vers la porte en courant pour sortir en trombe de cet appartement où elle venait de vivre son pire cauchemar.

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Une fois en bas de l’immeuble, effondrée, elle tomba à genoux sur le sol et pleura toutes les larmes de son corps.

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Ça se transforme en « Les feux de l’amour » ma fic  !

  

Fantesy : Moi aussi quand j'ai regardé Death Note j'ai trouvé qu'avec Near c'était beaucoup moins bien, c'est pas que je l'aimais pas mais bon, il lui manquait quelque chose, c'est dur d'accepter comme ça un "remplaçant", j'étais tellement dégoûtée ...

Pour ta remarque, c'est vrai que les caractères des personnages ne sont pas reproduits avec exactitude, on va dire que j'ai un peu remodelé leurs caractères pour que ça colle mieux avec ce que je veux faire dans ma fic ^^ et puis aussi parce que c'est trop dur de leur garder précisément le même caractère que dans le manga, j'pouvais pas lol.

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Chapitre 8  posté le dimanche 02 septembre 2007 01:36

_ C’est horrible ! Je me dégoûte, c’est dégueulasse ce que l’on a fait à Misa ! s’ écria L, qui s’était assis par terre, recroquevillé sur lui-même, à hauteur de la table basse, se cachant presque dessous. La culpabilité se peignait sur ses traits, et la façon dont il se repliait sur lui-même n’était pas sans rappeler celle des enfants lorsqu’ils ont fait une bêtise et se sentent coupable…

_ Hey respire, c’est moi qui l’ai plaqué, t’y es pour rien !

_ C’est moi qui est voulu que tu le fasses, c’est ma faute, je suis ignoble !

Raito soupira avant de s’asseoir au sol, se mettant à la hauteur de L, il le regarda avec une tendresse inhabituelle et non dissimulée, avant de l’enlacer délicatement, d’un geste qui se voulait réconfortant et protecteur, et de lui murmurer à l’oreille, rassurant :

_ Je ne l’aimais pas et tu le sais très bien, arrête de t’en vouloir, je te le répète, tu n’as rien à te reprocher, je l’aurais quittée de toute façon, tu n’as fait qu’accélérer ma rupture, rien de plus.

Puis, presque timidement, il déposa quelques baisers humides et doux dans le cou de L, le serrant un peu plus dans ses bras.

Agréablement surpris par cette soudaine gentillesse, Ryuuzaki se laissa faire avec complaisance, il se sentait si bien…

Voyant qu’il n’était plus repoussé, Raito s’enhardit, et sans perdre de sa câlinerie toute nouvelle, il commença à descendre sa main le long des côtes de L avec une lenteur calculée, et une fois arrivé au bout de son tee shirt, il le remonta un peu, avant de caresser sensuellement le ventre de son compagnon. Il s’attaqua ensuite à la fermeture du pantalon de Ryuuzaki, à qui le rouge monta aux joues lorsqu’il vit Raito s’affairer à déboutonner son jean.

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_ Euh… Raito… Je… Je suis pas prêt, pas tout de suite s’il te plaît… Tu veux pas encore attendre un peu ?

_ Ne t’inquiètes pas, je ne vais rien faire de bien concluant, juste un avant goût… Je ne te demande pas plus que des préliminaires… Pour le moment… répondit Yagami avec un clin d’œil coquin, avant de glisser sa main dans le caleçon de L, où il sentit un début d’érection.

_ Huum, c’est encore bien mou tout ça ! On va vite y remédier… à ces mots, Raito prit en main le sexe de L, qui se durcît à ce contact, et il commença à faire des mouvements de vas et viens sur toute la longueur du pénis, qui se gonflait de plus en plus sous l’effet de la masturbation. Raito nuançait ses allers-retours, variant vitesse et lenteur, la main ferme et rude un instant, caressante et souple une minute après. Ryuuzaki se mit à gémir faiblement, son souffle se fit saccadé, il s’accrocha aux épaules de Yagami qu’il attira vers lui afin de blottir sa tête dans sa nuque où il se mit à faire des suçons, aspirant la peau avec volupté, voulant imprimer la marque de sa bouche dans la chair de son amant. Raito, complètement échauffé par les halètements de L et les succions que celui-ci lui faisait à la gorge, bandait aussi, et pas qu’un peu. Exalté et voyant que la virilité de son compagnon était désormais complètement tendue et rigide, il arrêta son activité et retira sa main du caleçon de L qu’il descendit, avant de se baisser pour prendre en bouche le sexe dressé et complètement offert qui se trouvait devant ses yeux. Sucer un garçon, sentir sa verge enfler contre son palais, serrer les lèvres pour épouser le plus étroitement possible son intimité, ces choses nouvelles, loin de dégoûter Raito, au contraire lui plurent beaucoup, et il continua sa fellation avec entrain.

Au contact des lèvres humides et suaves de Yagami sur son sexe, le détective gémit de plus belle, il ressentait un plaisir indescriptible et inexprimable grâce à cette langue chaude et mouillée qui parcourait son membre sur toute son étendue, à cette mâchoire d’une dextérité époustouflante, qui bougeait de manière exquise, c’était si bon, oh oui, tellement bon…

_ Aah Raito c’est génial, tu t’y prends trop bien, continues !

Bientôt, L sentit monter en lui la jouissance suprême, il atteignait le sommet du plaisir, il en avait le souffle coupé, c’était une sensation sublime.

_ Raito, je, je vais… recule toi, je peux plus me retenir ! Je vais… aah c’est excellent ! Je ne tiens plus, je vais éjaculer, recule toi !

Mais Yagami ne bougea pas d’un poil, il voulait boire la semence du brun, avoir le goût de son sperme dans le gosier.

L renversa la tête en arrière, et dans un dernier râle de jouissance, il se déversa dans la bouche de Raito qui avala goulûment le liquide séminal en déclarant juste après « Succulent, je l’élis meilleur boisson de l’année, 100% naturel et vraiment délicieux ! »

_ Comment t’as encore la force de rigoler après m’avoir fait une pipe pareille ?! Waow Raito, sérieusement c’était super, tu t’y prends trop bien, t’as fait ça toute ta vie ou quoi ?

_ Content que ça t’ais plût ! Et encore, c’est la première fellation que je fais, j’étais pas gay j’te rappelle, pomper c’était pas vraiment mon truc, alors imagine toi ce que ça va donner quand je serais bien entraîné.. répliqua Raito en souriant.

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Puis il se baissa vers L qui s’était allongé à même le sol, approchant doucement son visage du sien, et il s’arrêta à quelques centimètres des lèvres de L, le faisant languir. N’y tenant plus, celui-ci, dans un murmure, implora presque : « Arrête de me faire poireauter espèce de sadique ! Allez, embrasse moi, qu’est-ce que tu attends ? ».

_ J’attendais que tu me le demandes…

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Et sans laisser à L le temps de répondre, il déposa délicatement ses lèvres sur les siennes, se contentant de ce geste, avant de se relever et d’aller s’asseoir sur le canapé.

_ Eh, c’est tout ?! Mais c’était pas un baiser ça, c’était tout juste un bisou !

Et bien décidé à obtenir plus, L alla rejoindre Yagami sur le canapé.

_ Alors on se dévergonde monsieur le détective ? En fait sous tes airs froids et désintéressés, t’ es un chaud, tu caches bien ton jeu ! le taquina-t-il.

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Mais voyant que Ryuuzaki semblait quelque peu vexé, Raito passa un bras autour de ses épaules, avant de l’attirer à lui pour l’embrasser. Celui-ci ouvrit directement la bouche et Yagami y insinua sa langue qu’il enroula autour de celle de L, leur salive se mêlait, ils jouaient avec leurs langues, les tournant doucement, les faisant se caresser. Peu à peu leur baiser s’approfondit, Raito passa sa main derrière la nuque du brun pour mieux le coller contre lui, et sa langue s’enfonça plus avant dans la bouche de celui-ci, leur baiser était sensuel et dévorant, ils le désiraient depuis déjà trop longtemps et la passion qu’ils y mettaient s’en retrouvait décuplée.

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Yagami aimait les sensations que lui procurait ce baiser avec un garçon, c’était plus animal, plus viril, plus ferme qu’avec une femme, sentir un torse musclé contre le sien, des bras forts autour de sa taille… c’était tout simplement merveilleux. Ce corps à corps entre deux hommes, bestial, ce baiser pénétrant évoquant l’acte sexuel, tout n’était qu’érotisme…

Finalement, à bout de souffle, ils mirent fin à leur échange, et les joues rougies par le manque d’oxygène et l’excitation, ils s’affalèrent dans le sofa, s’adossant confortablement, toujours enlacés, formant un couple bien différent de celui du premier jour où ils se dévisageaient avec de la haine dans le regard : désormais la seule lueur visible dans leurs yeux était du désir.

  

Et voilà enfin un peu de lemon, c'est la première fois que j'en écris, j'espère que ça vous a plu !

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Chapitre 9  posté le samedi 08 septembre 2007 22:24

L et Raito, qui s’étaient endormis dans le canapé, furent réveillés dans la matinée par la sonnerie de la porte d’entrée qui résonnait avec insistance. Surpris, ils se levèrent péniblement pour aller ouvrir aux importuns, et quelle ne fut pas leur surprise en se retrouvant nez à nez avec trois enquêteurs spéciaux qui travaillaient avec L à attraper Kira. Hebergeur d'image

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Les trois hommes, en costume, présentèrent leurs badges d’agents, plus par formalité qu’autre chose puisqu’ils étaient connus des deux amants, étant donné qu’ils étaient les collègues (ou plutôt les subalternes) de Ryuuzaki, et qu’en conséquent, ils avaient déjà vu et revu le suspect principal, autrement dit Yagami. De plus, l’une de ces personnes n’était autre que Soichiro Yagami, le père de Raito. En effet, Raito était le fils d’un des policiers les plus gradés de Tokyo, voilà pourquoi il semblait si improbable qu’il fût réellement coupable, et le fait que son père participe à l’affaire dont il était le suspect principal lui assurait le respect et un traitement correct et d’égal à égal de la part des inspecteurs.

_ Euh bonjour… Qu’est-ce que vous faites là ? Je ne vous ai pas appelé…

_ Excuse nous L, on sait que tu détestes qu’on prenne des initiatives sans t’en parler, mais c’est que là, c’est un peu particulier… Et si on s’asseyait pour en discuter ? Répondit d’un air gêné l’un des détectives. Il devait avoir une vingtaine d’années, la frange de ses cheveux noirs et lisses retombait sur ses yeux marrons, c’était un individu très sympathique, mais il manquait quelque peu de sérieux et se laissait souvent aller à la rigolade.

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_ Tu m’as l’air bien grave Matsuda, ça ne te ressembles pas. dit L tandis qu’ils s’installaient autour de la table basse, L et Raito sur un des canapé, deux des enquêteurs sur celui d’en face, et Soichiro sur un fauteuil juste à côté.

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_ En fait… si nous sommes venus comme ça, sans prévenir ni rien, c’est que ce matin très tôt, Misa a débarqué dans nos bureaux, elle était complètement hystérique, elle pleurait à s’en étouffer, et ce qu’on a pu comprendre des paroles qu’elle émettait entre ses sanglots était plutôt alarmant… Elle prétend… hum, ce n’est pas facile à dire… Ne le prenez pas mal surtout, de toute façon je suis sûr que c’est faux, nous n’avons pas accordé d’importance à ses paroles, mais tout de même, on voulait être sûrs…

_ Viens en au fait Matsuda ! S’écria Raito, agacé, et inquiet de ce qu’il allait entendre.

_ Bon, je me lance ! Eh bien, Misa prétend que tu l’aurais quitté… pour L ! Elle s’était accroupie par

terre et au milieu de ses plaintes comme quoi elle voulait mourir, qu’elle n’avait pas mérité ça etc., elle criait avec désespoir qu’elle t’avais perdu, que tu étais devenu homo et qu’elle en avait eu la preuve, que toi et L vous étiez fait des mamours (c’est sa propre expression) devant ses yeux. Elle nous a ensuite supplié de venir vous voir pour vous « raisonner ».

_ Ah… Je vois… En réalité… Le fait est que… Nous avons menti !

Voyant les regards interrogateurs de ces interlocuteurs, Raito se décida à développer sa « défense » :

_ Oui, nous avons menti, à Misa. C’est une histoire à dormir debout, mais après tout elle n’est pas une lumière et elle a tout gobé. Je voulais la quitter depuis déjà longtemps, elle m’importunait, elle est si bête, mais je savais qu’elle ne me laisserais pas en paix si facilement, alors j’ai eu l’idée de dire que j’avais changé de bord, pour pouvoir la plaquer sans qu’elle ne revienne à la charge. L a bien voulu m’aider, et on lui a fait croire que nous étions un couple, et que je la laissai tomber pour Ryuuzaki. Voilà, c’est tout.

_ L, tu confirmes ? Demanda Aizawa, un homme aux cheveux frisés et à l’air sérieux.

_ Euh, oui je confirme, oui oui, bien sûr ! s’empressa-t-il de répondre dès qu’il eût fini de manger un biscuit qui traînait sur la table depuis la veille, avant de s’emparer rapidement d’un second gâteau…

_ Franchement à quoi d’autre vous vous attendiez, vous ne pensiez quand même pas que moi et L on pourrait… être gays ! Et en plus, sortir ensemble, ce serait le comble ! Vraiment, vous me décevez sur ce coup là ! s’écria Raito, voulant ainsi définitivement clore la conversation qui le gênait au plus haut point.

_ Non non, bien sûr, on a jamais pensé que toi et L… Enfin, bon, maintenant, on en a le cœur net, c’est parfait. Juste une dernière chose… Misa a prétendu vous avoir vu vous faire « des mamours »…

_ Oh, ça ! Ce n’était rien ! J’ai juste enlacé Ryuuzaki en jouant la tendresse, mais cette fille est tellement impressionnable, il lui suffit d’un rien pour tirer des certitudes, cette simple étreinte était une preuve amplement suffisante pour elle. Par contre je compte sur vous pour ne rien révéler de la supercherie à Misa, laissez la croire que je suis une tapette, ça arrange mes affaires !

_ Très bien, de toute façon toi et Misa ça ne nous regarde pas, c’est à toi de voir, moi personnellement si j’avais une fille comme ça folle de moi, c’est sûr j’en profiterais hé hé… répondit Matsuda d’un ton enjoué, avant d’être coupé par un « Hum ! » impératif en provenance de son collègue Aizawa.

_ Mais je m’égare, ce n’est pas le sujet… se rattrapa Matsuda tant bien que mal, tandis qu’Aizawa prenait la parole :

_ Puisque nous sommes ici, c’est l’occasion de parler un peu de l’avancement de l’enquête ! Alors, L, où en es-tu ? Tu nous a demandés de te laisser tout prendre en main, disant que tu nous communiquerais tes avancées sur l’affaire, mais nous n’avons eu aucune nouvelles ! On a quand même accepté tout ce que tu voulais, et pourtant tu ne demandais pas peu ! Tu as eu le droit de te menotter à ton suspect pour mieux le surveiller, on a placé des caméras et des micros dispersés un peu partout dans cet appartement pour que tu puisses visionner et réécouter tous les faits et gestes de Raito à volonté, au cas où quelque chose t’aurait échappé, et tu nous as interdit de voir les enregistrements de ces appareils, assurant que tu t’en sortirais tout seul ! Tu as beau être le meilleur et plus réputé détective du moment, tu ne peux pas opérer complètement seul, tu nous as littéralement mis hors de l’investigation !

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_ Calme toi, Aizawa. J’ai la situation en main (à ces mots, il secoua vivement le cookie qu’il tenait à la main dans un geste d’éloquence, avant de le porter à sa bouche pour y mordre à pleines dents : eh oui, en toute situation, Ryuuzaki se devait de grignoter quelque chose, c’était un de ses caractères les plus distinctifs). Je ne communique aucun résultat car pour l’instant il n’y en a pas. Patience.

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_ Et pour Yagami ? Tu t’acharnes sur lui depuis le début alors que nous avons déjà énormément investigué à son sujet et nous n’avons eu aucune preuve de sa culpabilité, tu devrais laisser tomber ce suspect, tu n’es pas invincible, admets que pour une fois tu t’es trompé, et innocente enfin Raito !

_ Si je n’ai pas de preuve de sa culpabilité, je n’en ai pas non plus de son innocence, il restera mon suspect numéro 1 tant que je n’aurais pas une preuve décisive, qu’elle le rende blanc comme neige ou qu’elle démontre sa responsabilité. Je le répète, patience.

_ Bon, nous devrions peut-être nous en aller maintenant ? avança timidement Matsuda, sentant que la situation ne tarderait pas à dégénérer : en effet, Aizawa avait du mal à se faire au méthodes de L, qui « la jouait » trop solo à son goût, et cela était un sujet de discorde qui avait failli mener Aizawa à la démission.

_ Allons-y. Raito, L, au revoir. marmonna celui-ci avec contrariété.

_ Encore désolé d’être venus sans te prévenir L, et à bientôt. dit Matsuda d’un ton enjoué qui contrastait avec celui de son collègue.

Quant à Soichiro Yagami, qui n’avait pas desserré les dents depuis qu’ils étaient arrivés, il regarda son fils et L avec des éclairs dans le regard, et, la voix tremblante de rage, laissa voir la raison de son mécontentement en criant presque « La prochaine fois abstenez-vous de monter de tels plans ! Raito, mon garçon, ça me fait déjà assez souffrir que tu sois soupçonné d’être un criminel, ce n’est pas la peine qu’en plus tu sois soupçonné d’être homosexuel ! Je ne sais pas laquelle de ces deux possibilités me ferait le plus de mal, avoir un fils tueur ou bien un fils gay ! ».

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À ces mots, Raito s’empourpra, on n’aurait su dire si c’était de haine ou de honte, mais il ne répondit rien et se contenta d’un léger hochement de tête. L quant à lui restait maître de lui-même, seule une légère lueur de peine dans ses yeux, presque imperceptible, montrait que les propos homophobes de son associé le blessaient.

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Puis les trois hommes se levèrent et se dirigèrent vers la sortie.

_ Aurevoir, marmonnèrent Ryuuzaki et Raito, que cette visite surprise était loin d’avoir égayé.

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Oui je sais je fais passer Soichiro pour un salopard homophobe alors que dans l’animé c’est quelqu'un de plutôt bien, mais je ne lui ai jamais pardonné de ne pas avoir tué Mello quand il en avait l’occasion, si il l’avait fait tout aurait été différent… et mieux (pour Kira) !  Ouaais j’suis pro-kira, même si je suis folle de L aussi ^^) !

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